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WebP : avantages, compatibilité et bons usages

Créé par Google pour alléger le web, le WebP remplace peu à peu le JPEG et le PNG. Ce qu’il fait mieux, où il coince encore, et comment l’utiliser.

Par l’équipe ConvertiPic · Publié le 25 septembre 2026 · 5 min de lecture

Une image WebP allégée comparée à des fichiers JPEG et PNG plus volumineux

Un format signé Google

Le WebP a été présenté par Google en 2010, avec un objectif clair : rendre les images du web plus légères, donc les pages plus rapides à charger. Sa version avec perte reprend les techniques de compression d’un codec vidéo de Google, appliquées à une image fixe. Une version sans perte est venue s’y ajouter, ainsi que la transparence et l’animation.

Un même format couvre donc les usages de trois formats plus anciens : le JPEG pour les photos, le PNG pour les images à fond transparent, et le GIF pour les animations. C’est ce qui lui a valu son succès auprès des développeurs de sites web, et c’est pour cette raison que tu croises de plus en plus de fichiers .webp quand tu enregistres une image depuis internet.

Ce que le WebP fait mieux que le JPEG et le PNG

Il est plus léger que le JPEG. À qualité visuelle comparable, un WebP avec perte pèse en général sensiblement moins qu’un JPEG. Google avance une réduction de 25 à 34 %, selon ses propres comparaisons.

Il est plus léger que le PNG. En mode sans perte, Google annonce environ 26 % de moins qu’un PNG. Tu retrouves exactement les mêmes pixels, dans un fichier plus compact.

Il gère la transparence avec la compression avec perte. Un PNG transparent est lourd parce qu’il est sans perte. Le WebP permet d’avoir une image transparente allégée, ce qu’aucun JPEG ne sait faire.

Il remplace les GIF animés. Une animation en WebP est en général bien plus légère qu’un GIF équivalent, et elle n’est pas limitée à 256 couleurs. Le format d’origine de ces animations a son histoire et ses limites, que nous racontons dans notre guide sur le GIF.

Compatibilité : où le WebP passe, et où il coince

Le WebP a longtemps été un format « pour Chrome ». Ce n’est plus vrai : tous les navigateurs actuels le lisent. Safari a été le dernier des grands navigateurs à l’adopter, en 2020. Aujourd’hui, publier un site en WebP ne pose plus de difficulté pour la quasi-totalité des visiteurs.

Les frictions restent surtout en dehors du navigateur :

  • certains logiciels de retouche anciens ne savent pas l’ouvrir ;
  • des services qui demandent un fichier au dépôt, comme des portails administratifs, n’acceptent que le JPEG, le PNG ou le PDF ;
  • quelques applications de messagerie ou d’impression le traitent mal.

C’est la raison pour laquelle on te donne parfois une image « qu’on ne peut pas ouvrir » : elle a été enregistrée en WebP depuis une page web. La solution est simple : la convertir en JPG ou en PNG, comme nous l’expliquons plus bas.

Mesures : le WebP face au JPEG et au PNG

Nous avons enregistré une même photographie de 3000 × 2000 pixels dans quatre variantes avec Pillow.

WebP face à JPEG et PNGPoids d'une même photo : PNG 7,3 Mo ; WebP sans perte 4,8 Mo ; JPEG qualité 85 1,2 Mo ; WebP qualité 80 554 Ko.PNG7,3 MoWebP sans perte4,8 MoJPEG qualité 851,2 MoWebP qualité 80554 Ko
Poids d’une même photo de 3000 px de large : PNG 7,3 Mo, WebP sans perte 4,8 Mo, JPEG qualité 85 1,2 Mo, WebP qualité 80 554 Ko (mesuré avec Pillow).
Variante Poids
PNG 7,3 Mo
WebP sans perte 4,8 Mo
JPEG, qualité 85 1,2 Mo
WebP avec perte, qualité 80 554 Ko

Deux enseignements. D’abord, en mode sans perte, le WebP pèse environ un tiers de moins que le PNG : 4,8 Mo au lieu de 7,3 Mo, soit un gain plus marqué que celui annoncé par Google, sur cette photo. Ensuite, en mode avec perte, il descend à 554 Ko, moins de la moitié du JPEG à la qualité 85.

Attention toutefois : la qualité 80 du WebP et la qualité 85 du JPEG ne se valent pas exactement, et une autre photo donnerait d’autres chiffres. Prends ces valeurs comme un ordre de grandeur, et compare les rendus sur ton propre contenu avant de convertir tout un site.

Avec perte ou sans perte : quel mode de WebP choisir ?

Le WebP propose deux modes bien distincts, et se tromper de mode est l’erreur la plus fréquente.

Le mode avec perte convient aux photographies. Il donne les fichiers les plus légers, avec une différence à peine visible si la qualité reste raisonnable. Comme pour le JPEG, il faut le régler : plus la qualité baisse, plus le poids diminue et plus les défauts apparaissent.

Le mode sans perte convient aux logos, aux captures d’écran et aux schémas, c’est-à-dire aux images où chaque pixel compte. Il joue le rôle du PNG, avec un fichier plus compact. Sur une photographie, ce mode donne un fichier bien plus lourd qu’un WebP avec perte, comme le montre la comparaison ci-dessus : 4,8 Mo contre 554 Ko.

Attention enfin à un piège : ne convertis pas en WebP avec perte une image qui vient déjà d’un JPEG très compressé. Chaque nouvelle compression avec perte ajoute ses propres défauts à ceux qui existent déjà. Repars toujours de l’original quand tu le peux.

Publier des WebP sur un site

Quelques bonnes pratiques pour tirer parti du format sans risque :

  • Choisis le mode selon l’image. Photo : WebP avec perte. Logo, schéma ou capture d’écran : WebP sans perte, ou reste sur le PNG.
  • Prévois un format de secours si tu dois toucher les navigateurs très anciens : la balise picture permet de proposer un JPEG à ceux qui ne lisent pas le WebP.
  • Adapte les dimensions. Servir une image de 3000 pixels dans un emplacement de 600 pixels de large gaspille de la bande passante, quel que soit le format.
  • Renseigne la largeur et la hauteur de l’image dans le code, pour éviter que la page saute pendant le chargement.

Pour comparer avec un format encore plus récent, lis notre guide sur l’AVIF, et pour mesurer l’effet de ces choix sur la rapidité de tes pages, notre guide sur les images et la vitesse d’un site.

Convertir en WebP, ou depuis le WebP

Avec ConvertiPic, tu convertis dans les deux sens :

Tu peux déposer jusqu’à 20 images de 10 Mo chacune, choisir la qualité (85 par défaut) et télécharger le tout dans un ZIP. Si ton image WebP est transparente et que tu la convertis en JPG, la transparence est remplacée par la couleur de fond de ton choix, blanc par défaut. Pour comprendre en détail les différences entre les trois formats, notre comparatif JPEG, PNG et WebP t’aidera à trancher.

D’où viennent ces chiffres

Les poids de la section « Mesures » proviennent d’une photographie de la NASA du domaine public, réduite à 3000 pixels de large, puis encodée avec Pillow dans chaque variante. Les pourcentages annoncés par Google, eux, sont ceux de la documentation de l’éditeur : nous les citons comme tels, sans les avoir reproduits.

Questions fréquentes

Le WebP est-il supporté partout ?

Tous les navigateurs actuels lisent le WebP, et la plupart des logiciels récents aussi. Il reste des exceptions avec de vieux logiciels de retouche et certains services de dépôt de fichiers, qui n’acceptent que le JPEG ou le PNG.

Le WebP peut-il être transparent ?

Oui. Le WebP gère un canal de transparence, aussi bien en compression avec perte qu’en compression sans perte. Il peut donc remplacer un PNG transparent, avec un fichier souvent plus léger, en particulier dans sa version avec perte.

Faut-il convertir toutes mes images en WebP ?

Pas forcément. Pour un site web, c’est une excellente idée. Pour des fichiers que tu envoies à d’autres personnes ou que tu imprimes, le JPEG reste plus sûr, car chacun sait l’ouvrir sans réfléchir.

Comment enregistrer une image WebP en JPG ?

Il suffit de la convertir avec un outil comme ConvertiPic : dépose le fichier WebP, choisis JPG comme format de sortie, règle la qualité, puis télécharge le résultat. La transparence éventuelle est remplacée par un fond de couleur.